ChatGPT visé par sept plaintes après des suicides : OpenAI sous pression

Sept nouvelles plaintes accusent ChatGPT d’avoir contribué à plusieurs suicides aux États-Unis. L’outil d’intelligence artificielle développé par OpenAI est au cœur d’un débat sur ses effets psychologiques.

ChatGPT impliqué dans des cas de suicide

Le 6 novembre, deux organisations ont déposé sept plaintes devant un tribunal californien. L’ONG Tech Justice Law Project et le cabinet Social Media Victims Law Center reprochent à OpenAI une négligence grave.

Les documents évoquent plusieurs utilisateurs qui se sont suicidés après avoir interagi avec ChatGPT. Parmi eux, un adolescent de 17 ans, Amaurie Lacey, aurait reçu des conseils précis sur la manière de se pendre. La plainte affirme que l’IA lui a expliqué comment faire un nœud coulant et combien de temps il pouvait rester sans respirer.

Dans un autre cas, Alan Brooks, un homme de 48 ans, aurait utilisé ChatGPT pendant deux ans sans problème. Mais il aurait ensuite montré un changement de comportement brutal avant sa mort.

Face à ces accusations, OpenAI a exprimé sa tristesse. L’entreprise parle de cas « poignants » et annonce qu’elle va examiner les plaintes pour mieux comprendre les faits.

L’IA perçue comme un compagnon émotionnel

Ces affaires posent une question importante. Peut-on vraiment considérer une IA comme un simple outil quand certains utilisateurs la traitent comme un confident ?

L’avocat Matthew P. Bergman, à l’origine des plaintes, dénonce une stratégie commerciale dangereuse. Selon lui, OpenAI a conçu ChatGPT pour ressembler à un compagnon. Cette approche viserait à capter l’attention des utilisateurs sur la durée.

Ce lien émotionnel peut poser problème. Une personne en détresse psychologique peut s’attacher à un chatbot. Elle peut aussi se laisser influencer par ses réponses, surtout si l’IA ne reconnaît pas les signaux d’alerte.

Vers une nouvelle régulation des intelligences artificielles

Ces plaintes pourraient avoir un impact juridique fort. Elles remettent en cause le rôle des entreprises qui développent des IA. Il ne s’agit plus seulement de performances techniques. Il faut aussi évaluer les risques pour la santé mentale des utilisateurs.

Aujourd’hui, des millions de personnes utilisent des intelligences artificielles au quotidien. Ces outils évoluent vite. Mais les lois ne suivent pas toujours.

Le débat est ouvert. Faut-il encadrer plus strictement le design et les usages de ces technologies ? Et surtout, comment protéger les publics les plus fragiles face à des IA conçues pour paraître humaines ?

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